Combien d’examens pratiques faut-il faire avant l’examen d’admission au secondaire ?

Préparation | Témoignage | Examens pratiques  ·  8 min de lecture

Témoignage d’un père  ·  Mis à jour : avril 2025

Ma fille était en 4e année du primaire quand nous avons appris que le Collège Jean-de-la-Mennais offrait un programme d’entrée dès ce niveau – avec accès direct au secondaire 1 pour les élèves admis. C’était une occasion rare, et nous ne voulions pas la rater.

Ce que je partage ici n’est pas une théorie. C’est ce que nous avons fait, semaine par semaine, pendant les trois semaines précédant l’examen. Et surtout, ce que ma fille a ressenti le jour J.

Pourquoi nous avons misé sur les examens de pratique

Dès le départ, notre objectif n’était pas d’enseigner du nouveau contenu à ma fille – elle avait déjà un bon niveau scolaire. Notre objectif était de l’exposer au format de l’examen, à la pression du temps, et au type de questions posées.

Un examen d’admission n’évalue pas seulement ce que l’enfant sait. Il évalue aussi sa capacité à performer sous contrainte, à gérer son temps, et à ne pas paniquer devant une question difficile. Ces compétences-là ne s’acquièrent pas en relisant ses notes de classe. Elles s’acquièrent en pratiquant dans des conditions réelles.

« La première fois qu’elle a fait un examen de pratique, elle a manqué de temps dans la section mathématiques. À la troisième fois, elle gérait son rythme sans y penser. »

Notre calendrier : 6 examens en 3 semaines

Nous avons commencé exactement trois semaines avant la date de l’examen. Voici le calendrier que nous avons suivi :

SemaineExamens blancsApproche
Semaine 1Examen 1 et 2Conditions réelles, chronomètre, sans aide. Révision des erreurs ensemble après chaque examen.
Semaine 2Examen 3 et 4Accent sur les sections où elle avait perdu des points. Timing plus serré.
Semaine 3Examen 5 et 6Simulation complète. Aucune intervention. Elle corrigeait elle-même après.

Deux examens par semaine, ni plus ni moins. Assez pour créer une routine et une progression visible, sans surcharger une enfant de 9 ans en pleine année scolaire.

Ce que nous avons observé semaine par semaine

Semaine 1 : anxiété visible, questions sur ce qui allait être demandé.
Semaine 2 : plus calme, commençait à reconnaître les types de questions.
Semaine 3 : confiante, elle finissait les examens avec du temps restant.

Le jour de l’examen

Ma fille est ressortie de la salle d’examen avec un sourire. Sa première phrase : « Papa, c’était moins dur que tes examens pratiques. »

Ce n’était pas un hasard. Les examens blancs que nous avions utilisés étaient délibérément calibrés pour être légèrement plus exigeants que l’examen réel – niveau de difficulté, densité des questions, contrainte de temps. L’objectif était précisément ça : que le vrai examen semble accessible en comparaison.

Quelques semaines plus tard, nous avons reçu la lettre d’admission. Elle était acceptée au programme de 5e année du Collège Jean-de-la-Mennais.

Ce que j’aurais fait différemment

Commencer plus tôt. Trois semaines, c’est le minimum viable. Si c’était à refaire, je commencerais 6 semaines avant, avec un rythme plus lent en début de préparation – un examen par semaine les deux premières semaines, puis deux par semaine en approche finale.

Aussi : ne pas négliger la révision des erreurs. Faire un examen blanc sans analyser ce qui a mal été, c’est la moitié du travail. La correction est aussi importante que l’examen lui-même.

Ce que les statistiques disent sur ces admissions

Les programmes enrichis et sélectifs au niveau secondaire à Montréal affichent des taux d’acceptation qui varient généralement entre 10 % et 25 % selon l’école et l’année. Certaines cohortes peuvent être encore plus compétitives. Ce sont des programmes où une préparation sérieuse fait une différence concrète – non pas parce que l’enfant sera « dopé » à réussir, mais parce qu’il arrivera en connaissant le format, sans surprise, et avec la confiance que seule la pratique répétée peut donner.

Pour les familles dont l’enfant est en 4e année du primaire, il existe également des passerelles directes vers le secondaire dans certains établissements – ce qui signifie que la préparation peut commencer dès ce niveau, avec un avantage significatif sur les candidats qui n’entrent dans le processus qu’en 6e année.

En résumé

Si je devais résumer notre expérience en quelques points :

  • 6 examens pratiques sur 3 semaines (2 par semaine) est un rythme efficace et gérable
  • Commencer 3 semaines avant est le minimum – 6 semaines est l’idéal
  • La révision des erreurs après chaque examen est aussi importante que l’examen lui-même
  • Des examens pratiques légèrement plus difficiles que l’examen réel créent un effet de confiance le jour J
  • L’objectif n’est pas d’enseigner du contenu nouveau, mais de familiariser l’enfant avec le format et la pression

Ma fille a aujourd’hui complété sa première année au Collège Jean-de-la-Mennais. Elle ne regrette pas la préparation. Nous non plus.


Cet article est un témoignage personnel. Les résultats peuvent varier selon l’enfant, l’établissement visé et le niveau de préparation de départ.

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